World News And Tendencies

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05 juin 2007

Prison Break Bis

Le "Spiderman français" expulsé de Chine après cinq jours en prison

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PEKIN (AFP) - Alain Robert, surnommé le "Spiderman" français, a été expulsé de Chine mardi après cinq jours de prison pour avoir escaladé illégalement l'une des plus grandes tours de Chine, à Shanghai, a-t-on appris auprès du consulat de France.

Alain Robert a été placé par les autorités dans l'avion d'Air France de mardi, qui a décollé à 11H20 (03H20 GMT) de Shanghai, selon la même source.

L'alpiniste avait été arrêté jeudi après avoir escaladé à mains nues, revêtu du costume de l'homme araignée et sans autorisation, la tour Jinmao de Shanghai, haute de plus de 420 mètres.

Sous le regard d'une foule de badauds, Alain Robert, revêtu du costume de l'homme araignée, s'est attaqué jeudi à mains nues à la tour Jinmao de Shanghai, dans le nouveau quartier de Pudong, l'une des plus grandes de Chine avec 87 étages et une hauteur de plus de 420 mètres.

Alain Robert, qui aura 45 ans en août, a débuté en 1994 une carrière de "grimpeur urbain", escaladant, le plus souvent illégalement, des gratte-ciel aux quatre coins de la planète, ce qui l'a conduit aussi à connaître de nombreuses prisons, souligne son site internet officiel.

En 1998, au Japon, il avait été condamné à 20 jours de prison pour avoir escaladé une tour de Tokyo, étant finalement relâché au bout de cinq jours à la suite de l'intervention de l'ambassade de France.

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glingglinggling

Plus de 1.680 guitaristes entonnent "Smoke on the Water" simultanément

KANSAS CITY, Kansas (AP) - Plus de 1.680 guitaristes sont venus au Kansas pour faire résonner simultanément les notes du tube de Deep Purple "Smoke on the Water", un record mondial selon les organisateurs de cette séance musicale originale.

Les amateurs de rock, certains en provenance de Californie ou d'Allemagne, ont répondu dimanche à cet appel lancé par une station de radio de Kansas City afin de battre le record Guinness du plus grand nombre de personnes jouant la même chanson en même temps. Le précédent record a été établi en 1994 à Vancouver, en Colombie-Britannique.

Les premiers chiffres de participation indiquent que 1.683 personnes ont joué le "riff" mythique de Deep Purple au Community America Ballpark de Kansas City.

C'est Tanna Guthrie, une animatrice de radio le matin pour KYYS (99.7 FM), qui a eu l'idée du rassemblement. Sa station de radio se chargera de faire parvenir au comité des records Guinness la liste des participants, les photos, les vidéos et le compte-rendu de la couverture médiatique.

Elle dit avoir choisi la pièce "Smoke on the Water", tirée de l'album "Machine Head" de Deep Purple, car il s'agit souvent du premier morceau qu'apprend un guitariste

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Prison Break

Paris Hilton commence à purger discrètement sa peine de prison

Par Paula BUSTAMANTE

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LOS ANGELES (AFP) - Paris Hilton a entamé lundi sa première journée en prison après s'être rendue tard la veille aux autorités à Los Angeles, avec une discrétion dont la reine des nuits de Hollywood est peu coutumière.

Alors qu'elle avait jusqu'à mardi soir pour se présenter à la prison pour femmes à Lynwood, dans le sud de la mégalopole californienne, l'héritière de l'empire hôtelier, condamnée à 45 jours ferme pour avoir violé une mise à l'épreuve, est arrivée dès dimanche soir dans un établissement du centre de Los Angeles.

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Entrée à 23H15 (lundi 6H15 GMT), elle a reçu un numéro d'écrou puis a été transférée dans la prison de Lynwood (CRDF), à une quinzaine de kilomètres de là, a précisé le bureau du shérif.

Cette manoeuvre a permis aux autorités de déjouer le déchaînement prévisible des médias autour de l'une des femmes les plus photographiées au monde, accueillie lors de sa condamnation, le 4 mai, par une soixantaine de photographes et cameramen à l'extérieur du tribunal.

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Paris Hilton, 26 ans, "a été coopérative pendant le processus (d'enregistrement), qui incluait une prise d'empreintes, une photo et un examen médical", a souligné le sergent Diane Hecht, porte-parole du bureau du shérif qui gère cette prison de 2.200 places.

Sur les 45 jours auxquels elle a été condamnée après avoir conduit avec un permis suspendu en violation d'une mise à l'épreuve imposée pour conduite en état d'ivresse, la blonde héritière ne devrait en purger que 23, si elle fait preuve de bonne conduite. Sa libération est donc attendue le 26 juin.

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"Mme Hilton sera hébergée seule dans une cellule d'une section spéciale et sera séparée du reste de la population carcérale pendant son séjour au CRDF", a précisé Mme Hecht.

Malgré ces relatifs privilèges, la vie de la jeune femme derrière les barreaux n'aura rien à voir avec l'existence insouciante et flamboyante qu'elle a jusqu'ici menée sous les objectifs des photographes, entre restaurants huppés, bars à la mode et courses dans les magasins de Beverly Hills.

Sa cellule, de quatre mètres de profondeur sur deux mètres et demi de large, est équipée de deux couchettes, d'une table, d'un lavabo et de toilettes. Elle ne pourra en sortir qu'une heure par jour pour prendre une douche, utiliser un téléphone public et regarder la télévision.

"Elle est en isolement 23 heures sur 24", a souligné son avocat, Richard Hutton, après avoir rendu visite à sa cliente lundi. "Et pourquoi? Pour avoir conduit avec un permis suspendu (...) elle est malheureusement la victime d'un système", a-t-il dit aux journalistes à l'extérieur de la prison.

Paris Hilton "va très bien malgré les circonstances. L'équipe de la prison a dit qu'elle était très gentille, polie et reconnaissante", a assuré M. Hutton, se disant "très, très fier" de sa cliente.

Quelques heures avant son arrivée en prison, Paris Hilton avait effectué une ultime sortie mondaine lors d'une cérémonie de récompenses du cinéma de la télévision MTV, au nord de Los Angeles.

Là, elle a expliqué aux journalistes qu'elle "aurait pu aller dans une prison payante", un endroit où les condamnés bénéficient de conditions d'incarcération plus souples.

"Mais j'ai refusé parce que j'ai l'impression que les médias font de moi un portrait qui ne me correspond pas et c'est pour cela que je voulais aller à la prison du comté, pour montrer que je peux le faire et que je vais être traitée comme tout le monde", a-t-elle dit.

"J'espère être un exemple pour d'autres jeunes", a-t-elle affirmé.

De son côté, le musée de statues de cire "Madame Tussauds" de New York s'est adapté aux mésaventures de l'héritière en exposant lundi son mannequin vêtu d'un uniforme rayé de bagnard.

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attention maman méchante!

Un magistrat grièvement blessé à coups de couteau dans son cabinet à Metz

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METZ (AFP) - Un magistrat a été grièvement blessé mardi à coups de couteau par la mère d'un enfant dont il venait de prolonger le placement en foyer, lors d'une audience dans son bureau au tribunal de grande instance (TGI) de Metz, a-t-on indiqué de sources concordantes.

Le magistrat, Jacques Noris, âgé d'une soixantaine d'années, vice-président du TGI chargé du tribunal pour enfants, a reçu trois coups de couteau au ventre et a été évacué par le Samu à l'hôpital Bon-Secours de Metz, a indiqué un médecin du Centre d'appels d'urgence (le 15).

Le juge a été poignardé vers 10H30 par la mère, une femme de 36 ans, avec un couteau dont la lame mesurait une vingtaine de centimètres, a-t-on précisé de source préfectorale.

Aucun organe vital n'a été atteint, selon la préfecture. Toutefois, selon Guerric Hénon, conseiller à la cour d'appel de Metz et délégué régional de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), "M. Noris a perdu connaissance" et serait "entre la vie et la mort". "Le diagnostic des médecins est réservé", a ajouté M. Hénon,

La ministre de la Justice Rachida Dati se rendra mardi au tribunal de grande instance de Metz "pour rencontrer l’ensemble des magistrats et des fonctionnaires de la juridiction", selon un communiqué de son cabinet.

"Elle a demandé à ses services un état des lieux immédiat sur la sécurité du TGI de Metz et plus largement de l’ensemble des juridictions afin qu’un tel drame ne se reproduise plus", a précisé son cabinet.

Ancien juge d'instruction et magistrat confirmé, M. Noris venait de prolonger le placement de l'enfant de la jeune mère chez ses grands-parents paternels en raison, semble-t-il, de "carences éducatives" constatées chez les parents, a précisé une source judiciaire sous le couvert de l'anonymat.

Une manifestation aura lieu à 14H00 sur les marches du palais de justice de Metz pour "dénoncer les conditions de sécurité inadmissibles dans lesquelles travaillent les magistrats", a indiqué M. Hénon.

"Un justiciable a pu introduire une arme non seulement dans l'enceinte du tribunal mais dans le cabinet d'un juge", a observé le délégué de l'USM. Selon lui, ces "conditions de sécurité déplorables" ne seraient pas propres au tribunal de Metz.

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a fait part de sa "vive émotion", adressant au magistrat "ses voeux de prompt rétablissement" et l'assurant "ainsi que l'ensemble des magistrats et des fonctionnaires de son soutien dans l'exercice souvent difficile de leurs missions".

Mme Alliot-Marie "rappelle que la sûreté des juridictions est une priorité qui doit faire l'objet de réponses pragmatiques et diversifiées reposant notamment sur le développement de moyens de contrôle, de surveillance et de prévention".

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Ingrid Bétancourt

L'affaire Ingrid Betancourt dans une phase cruciale ?

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LA FAMILLE D'INGRID BETANCOURT REÇUE À L'ÉLYSÉE
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PARIS (Reuters) - L'affaire de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt est entrée dans une phase cruciale après la libération d'un haut responsable des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a laissé entendre mardi la présidence de la République française.

Le président Alvaro Uribe a libéré lundi Rodrigo Granda, considéré comme le "ministre des Affaires étrangères" des Farc et un des principaux détenus politiques en Colombie.

Selon le porte-parole de l'Elysée, il a été libéré à la demande du président français Nicolas Sarkozy, qui a relancé les démarches pour tenter d'obtenir la libération d'Ingrid Betancourt depuis son entrée en fonction de 16 mai.

"Le président de la République a eu le président Uribe hier soir au téléphone. Il a salué ce geste très courageux et très fort", a dit à des journalistes David Martinon. "C'est un geste dont nous espérons maintenant qu'il débloque la situation."

"Aucune condition n'a été posée à la libération de Granda", a-t-il précisé. "En tout cas, nous nous n'en avons posé aucune."

"Je dois vous prévenir que dans les temps qui viennent, nous vous parlerons moins parce qu'on entre dans une phase difficile au cours de laquelle il sera très difficile de donner des informations sur l'état d'avancement des discussions", a ajouté David Martinon. "On est dans des discussions très fines."

Nicolas Sarkozy a reçu mardi à l'Elysée la soeur d'Ingrid Betancourt, Astrid, sa fille Mélanie et son ancien mari, père de ses enfants, Fabrice Delloye, pour leur rendre compte de son entretien avec le président colombien.

L'ancienne candidate écologiste à l'élection présidentielle colombienne est détenue par les Farc depuis le 23 février 2002.

Nicolas Sarkozy évoquera son sort au sommet du G8, qui se tient cette semaine à Heiligendamm, dans le nord de l'Allemagne, ont déclaré David Martinon et Fabrice Delloye à l'issue de cet entretien de trois quarts d'heure.

"PREUVE DE VIE"

"Il va en parler au G8, il va en parler aux cinq grands (pays) émergents. Il veut sensibiliser le G8 à ce problème qui est un problème extrêmement important pour nous", a dit le porte-parole de l'Elysée. Le chef d'Etat français en parlera "notamment" au président américain Georges Bush.

"La solution ne viendra pas du G8 mais l'engagement du G8 peut être une arme de plus dans ce processus qui est difficile et compliqué", a-t-il ajouté.

Pour Fabrice Delloye, ce sera "non seulement le cas d'Ingrid Betancourt mais aussi le cas de la Colombie" et le problème plus général des otages qui seront ainsi évoqués au G8.

"Il faut que les Farc comprennent qu'on est maintenant à une heure et à un moment absolument décisifs", a-t-il ajouté. "Il faut qu'ils comprennent que s'ils veulent avoir une forme de reconnaissance, c'est le moment où jamais de répondre par un signe concret à l'appel qui a été lancé par le président de la République française."

Le gouvernement français et la famille d'Ingrid Betancourt attendent en particulier, maintenant, une preuve de vie.

"Pour l'instant, nous n'avons aucune preuve de vie d'Ingrid. Nous avons eu simplement le commentaire d'un ex-otage qui a dit qu'il a vu Ingrid", a expliqué Fabrice Delloye. "Mais pour l'instant ce n'est pas probant."

Quant à Rodrigo Granda, "c'est à lui de comprendre" qu'il doit mettre sa liberté retrouvée "au service de la libération des otages et au service, peut-être, de la paix en Colombie", a-t-il ajouté. "Nous souhaitons que cette nouvelle liberté lui permette de jouer ce rôle d'intermédiaire."

Fabrice Delloye a précisé qu'il n'était pas prévu que Rodrigo Granda vienne en France. "Pour l'instant, l'important pour lui c'est d'être dans un endroit où il se sente à la fois en sécurité et où il puisse agir."

"En 15 jours, les choses ont avancé plus qu'en cinq ans. Donc c'est déjà très très positif", a pour sa part dit Mélanie. "Le président Sarkozy et toute son équipe font un travail formidable et je pense vraiment qu'on est sur une bonne voie. Il nous a répété à quel point il était déterminé à mettre en oeuvre tout ce qu'il pouvait pour obtenir la libération de maman."

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Sécurité dans le 9-3

Alliot-Marie se saisit du dossier sensible de la sécurité dans le "9-3"

Par Rémy BELLON    Envoyer par mail  Envoyer via Y! Messenger  Blog via Yahoo! 360  Imprimer

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PARIS (AFP) - La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, s'est saisie lundi du dossier sensible de la sécurité en Seine-Saint-Denis en tenant dans la soirée une réunion avec tous les acteurs de la sécurité du département, après la divulgation d'un rapport accablant sur les relations police-population.

Ce rapport de l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES), qui dépend du ministère de l'Intérieur, finalisé en 2006 et auquel l'AFP a eu accès samedi, dresse un constat accablant des relations entre la police et la population dans le département, évoquant un "climat d'insécurité permanent", risquant même de s'envenimer.

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Cette réunion "a permis de faire un bilan de la situation de l'insécurité et de la lutte contre la délinquance en Seine-Saint-Denis", a indiqué l'Intérieur, dans un communiqué publié à l'issue de la rencontre.

L'Intérieur a notamment cité "l'augmentation des effectifs" avec "350 policiers" supplémentaires et l'affectation d'une quatrième compagnie de CRS en mission permanente de sécurisation".

La "mise en place d'un service départemental de nuit, l'affectation de quatre psychologues et d'un travailleur social dans les commissariats (du département) et quatre permanences de +SOS victimes 93+" ont complété le dispositif, ajoute-t-on de même source.

Mme Alliot-Marie a annoncé qu'elle se rendrait en Seine-Saint-Denis "au lendemain des élections législatives pour rencontrer les élus et les principaux acteurs de terrain".

"J'ai demandé à ce qu'une réunion puisse être tenue dans les 48 heures avec les principaux responsables des problèmes de police dans le département", avait-elle indiqué dans la matinée à la presse, en marge d'une visite à la Brigade de protection des mineurs (BPM) de la police judiciaire parisienne.

Le rapport a suscité de nombreuses réactions de syndicats de police, d'associations et d'hommes politiques, notamment de François Hollande, premier secrétaire du PS, qui a jugé lundi qu'il fallait le prendre "très au sérieux".

Dans ce département "très difficile aussi bien sur le plan économique que social, j'ai constaté l'âge très jeune des policiers", avait relevé la ministre lundi matin.

Elle a jugé "nécessaire qu'il puisse y avoir davantage de policiers plus anciens (pour) avoir (...) une certaine appréciation dans la durée de ce que sont les problématiques" du département.

Mme Alliot-Marie avait effectué, le 23 mai, l'une de ses premières visites de terrain en Seine-Saint-Denis. Elle avait pu mesurer l'ampleur des problèmes de sécurité dans le département, dont certains sont mis en avant par le rapport de l'INHES.

Au cours de sa visite, à laquelle participait un journaliste de l'AFP, M. Skuli avait fait état devant la ministre du poids des mineurs dans la délinquance, évoqué par l'INHES, et de la fidélisation nécessaire des policiers, souvent jeunes et déracinés, également évoquée par l'institut.

"Les mineurs délinquants sont de plus en plus jeunes", avait-il dit, "souvent 15-17 ans, et peuvent se faire 3.000 euros par mois en devenant guetteurs pour des trafiquants de drogue".

M. Skuli avait dressé un tableau "préoccupant" des tensions entre cités HLM, évoquant par ailleurs les règlements de comptes entre bandes à Stains (trois morts en quelques semaines).

Concernant la police de proximité, évoquée par l'INHES, la ministre a estimé lundi, reprenant les thèmes de M. Sarkozy place Beauvau, que les policiers n'étaient "pas là pour jouer au foot avec un certain nombre de jeunes" mais pour "poursuivre les délinquants".

Elle a cependant évoqué une "proximité" de terrain incluant "la connaissance des personnes" qui doit perdurer.

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On va tous mourir!

La fonte des glaces au centre de la Journée mondiale de l'environnement

Par Pierre-Henry DESHAYES

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OSLO (AFP) - Porteuse de rares promesses et surtout de risques, la fonte des glaces sera le thème central de la Journée mondiale de l'environnement, traditionnellement célébrée le 5 juin.

La ville-hôte des principales manifestations sera cette année la cité norvégienne de Tromsoe, dans l'Arctique, une région qui se réchauffe deux fois plus vite que la planète.

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"L’Arctique et l’Antarctique, étant les premiers à éprouver toute évolution thermique, forment le système d’alerte précoce de la Terre aux phénomènes climatiques", souligne le directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), Achim Steiner.

A la fois cause --la glace réfléchit la chaleur alors que l'eau l'absorbe-- et conséquence du changement climatique, la disparition progressive des surfaces glacées et enneigées affecte déjà les 4 millions d'habitants de l'Arctique.

Pour cause de recul de la banquise sur laquelle ils chassent le phoque et l'ours polaire, les Inuits peinent à perpétuer leur mode de vie traditionnel.

Les accidents mortels dus à l'amenuisement de la couche de glace sont plus fréquents dans ces communautés du Grand Nord et les chasseurs troquent de plus en plus leurs chiens de traîneaux, qu'ils doivent parfois abattre faute de pouvoir les nourrir, pour des canots à moteur.

Espèce emblématique de l'Arctique, l'ours polaire est, lui, tout simplement menacé d'extinction dans les décennies à venir en raison de la disparition de son habitat.

Côté positif, le retrait de la banquise pourrait permettre l'ouverture de deux routes maritimes, plus courtes que les itinéraires actuels, entre les océans Atlantique et Pacifique le long du Canada et de la Russie.

Il devrait aussi faciliter aussi l'accès aux gisements d'hydrocarbures de l'Arctique, qui recélerait un quart des réserves de pétrole et de gaz naturel restant dans le monde, selon l'US Geological Survey.

Mais la fonte des glaces se fera ressentir bien au-delà des seules régions polaires ou montagneuses.

"Ce qui arrive dans l’Arctique et l’Antarctique (...) nous concerne tous directement, que l’on soit un habitant du Bassin du Congo, de l’Outback australien, ou de la Chine rurale, ou même un citadin de Berlin, de New Delhi, de Rio de Janeiro ou de Washington", affirme M. Steiner.

Selon des chercheurs canadiens, la fonte de la calotte glaciaire du Groenland, seconde réserve d'eau douce de la planète après l'Antarctique, provoquerait une élévation de sept mètres des océans, lesquels engloutiraient des îles et des zones côtières, y compris des Etats du Pacifique.

La seule Indonésie pourrait perdre 2.000 îles d'ici 2030, selon son ministre de l'Environnement.

Un tel phénomène obligerait le déplacement de dizaines de millions de "réfugiés climatiques" auxquels s'ajouteraient par ailleurs des légions d'hommes et de femmes fuyant sécheresses et inondations liées au réchauffement de l'atmosphère.

Selon le Giec, la stabilisation des concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère permettrait de limiter à environ 2°C l'élévation du thermomètre et ne coûterait que 0,12% de PIB mondial.

Mais, malgré la proposition la semaine dernière par le président George W. Bush d'une "nouvelle initiative" pour la réduction des gaz à effet de serre, les Etats-Unis, principaux émetteurs actuels de CO2, rechignent toujours à prendre des engagements contraignants.

La question devrait être l'objet d'un nouveau bras de fer entre les Américains et leurs alliés occidentaux au sommet du G8 qui se tiendra au lendemain de la Journée de l'environnement, du 6 au 8 juin, à Heiligendamm en Allemagne.

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